
Ouvrir une parole alors que c'est si difficile d'écrire, voilà ce que j'attends de ce blog. Ouvrir la mienne, qui ne parvient pas toujours à aller jusqu'à son trognon, malgré les instants plusieurs fois par semaine, où sur un divan, elle se laisse aller.
Pourquoi ? Voilà le trognon de toutes les phrases qui sortent de ma bouche, même si leur forme est souvent affirmative.
- Allô ?
- Bonsoir, c'est moi... Ah merde ! Bonjour (putain on est le matin, pourquoi tu dis bonsoir !)
- Super ! Tu commences par un lapsus... T'es pas prête de pouvoir raconter des choses normalement dites...
Eh non... Quand on explore son inconscient, on ne fait plus rien comme avant. On ne le sait pas avant de commencer. Heureusement peut-être, on garderait son joli petit symptôme et on se la fermerait.
Ouais... Seulement, ça fait bobo... Et la prison invisible qui m'entourait partout où j'allais, devait être explosée. C'est toute ma vie, ça : exploser les prisons invisibles.
Je le fais pour les autres, en tout cas j'essaies... Je remarque que quand je veux exploser une barricade chez quelqu'un, ça foire ; et en général, c'est au détour d'une remarque un peu affutée, qui me sort comme ça, qu'on me dit : "Putain, ce que tu(vous) m'as dit, ça m'a trotté et depuis, je me pose cette question (...) Qu'en penses-tu ?"
Et merde... Qu'est-ce que j'ai dit encore, ou plutôt qu'est-ce qu'il a entendu par l'intermédiaire de ce que j'ai dit. Et voilà, le circuit de l'analyse est reparti.
Qu'est-ce qu'on dit quand on se tait ? Qu'est-ce qu'on tait quand on se dit...
Pour le premier mouvement de ce blog, je parie à mon moi, que je tairais l'enjeu, ce pourquoi je fais ça, écrire.
Entendes qui voudra...
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