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Dimanche 19 février 2006



    Prise en flagrant délit de lecture de Marianne ce jour-même, j'apprends que la femme de Blair, Cherry en visite en Arabie Saoudite, par rapport à la question féminine dans ce pays de charia, trouve que les choses progressent et conseille la "patience" aux femmes...
Voilà la cerise sur le gâteau, Cherry (oui, je sais, c'est facile...)!
Je n'ai jamais eu aucune sympathie, ni antipathie d'ailleurs, pour le mouvement féministe, tout au moins, n'ai-je jamais brandi mon appartenance idéologique à ce courant-là, contrairement à Cherry...
    Mais, là, quelle honte !!! Si le féminisme, c'est de militer pour la valeur passive et patiente des femmes, alors les esprits les plus éclairés auront raison de se vouloir hors-sexe ! Comme un dessinateur l'illustrait, pour les femmes là-bas, une liberté en plus : elles auront le droit de choisir entre le voile et la barbe !
    Commencer l'article du mois de février par un coup de gueule politique, qui plus est, en faveur de l'impatience, de la hâte et du caprice, est certes un peu excessif. Que dire d'autre ? Bien sûr, aucun être de gamète XX n'a jamais été reconnu exclusivement féminin. Il faut bien autre chose pour être une femme... Par exemple, se pas se contenter d'être mère, épouse ou bien fille. Vouloir plus, être de ces agitées du bocal qui reviennent en permanence sur le paradoxe de leurs demandes, en trouvant cela parfaitement normal !
    Les ravages de la jouissance... Voilà les mots qu'a mis un homme que je connaîtrai bientôt, sur la fille qui ne peut que s'offrir. Se donner : à tort et à travers, donner tout, comme s'il n'y avait de salut qu'à confondre la mort et l'amour.
Ceux qui me suivent un peu savent que c'est en plein dans le mille. Et bien, c'est fini ! J'ai abandonné la voie de la jouissance infinie, c'est merveilleux, mais invivable complètement. Il semble que cela soit ce complet qui pousse à mort.
    Véronique Sanson dit : (Respect les enfants !!!)
" Si je regarde un garçon, je sombre dans l'amour, je n'en vois plus le fond et je deviens l'amour..."

    Alors, j'ai quitté celle qui ne promettait rien, mais voulait aller jusqu'au bout de sa folie pour un homme, jusqu'à perdre l'usage des mots qui ont un sens, ne divaguant qu'au moment où la douleur étant trop forte, j'ai quitté l'analyste qui n'a pas dit non à ça.
Echouée chez un autre, au bord de ne plus trouver aucune limite, j'ai voulu la paix. La paix est-ce le silence ? Est-ce la tranquilité ? Est-ce patienter jusqu'à ce qu'un jour quelque chose s'ouvre encore ?
    Sans aucune assurance, cela a été de faire l'effort suprême : border son être, comme maman bordait mon lit petite, retrouver une géographie normale, reprendre pied dans le drôle, dans l'épouvantable de ce qu'on a été.
C'est sourire le soir de penser à quelqu'un, sans savoir... Rien... Enfin...
Par Marjorie - Publié dans : psychanalyse
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